Univérsité de Kinshasa,
Faculté des Sciences Pharmaceutiques
Boite Postal : 212 Kinshasa XI

Projet de renforcement des Systèmes Régionaux de surveillance des maladies (REDISSE IV)

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Press- Curs-ram

Direction de la pharmacie et du médicament

Contexte du projet

Introduction

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a obtenu auprès de l’Association Internationale de Développement (IDA), un financement de l’ordre de 150 Millions $US, dont 75 Millions $US de Don et 75 Millions $US de Crédit, pour la mise en œuvre de la phase IV du Projet Régional de Renforcement des systèmes de surveillance des maladies (REDISSE) en Afrique Centrale ; et a confié à l’Unité de Gestion du Programme de Développement du Système de Santé (UG-PDSS), dont l’ancrage est situé auprès du Secrétariat Général du Ministère de la Santé, la mission de gérer sur le plan technique et fiduciaire les différents projets financés par la Banque mondiale et d’autres partenaires.

Projet de renforcement des Systèmes Régionaux de surveillance des maladies (REDISSE IV)
Projet de renforcement des Systèmes Régionaux de surveillance des maladies (REDISSE IV)

Le Projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE) est multisectoriel et vise à renforcer les capacités nationales et régionales de lutte contre les menaces de maladies au niveau de l’interface homme-animal-environnement, source de la plupart des nouveaux agents pathogènes à tendance épidémique connus. Il vise à pallier les lacunes et faiblesses de la surveillance des maladies, de la préparation et des systèmes de riposte dans tous les pays participants et soutient les efforts menés par chaque pays pour accroître la résilience des systèmes de santé animale et humaine des pays de la sous-région afin de mieux prévenir et lutter contre les flambées de maladies infectieuses.

Les ministères sectoriels bénéficiaires et impliqués dans la mise en œuvre du REDISSE sont les suivants : Ministère de la santé (Lead), Ministère de Pêche et Élevage et Ministère de l’Environnement.

Les objectifs de développement du projet sont de : (i) renforcer les capacités intersectorielles nationales et régionales pour assurer une meilleure collaboration en matière de surveillance des maladies et de préparation aux épidémies dans les Pays participants ; et (ii) fournir une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou d’urgence admissible.

Pour ce faire, le programme REDISSE s’articule sur quatre (4) composantes :

Composante 1 : Renforcement de la Surveillance et des capacités de laboratoire pour rapidement détecter les épidémies.

Composante 2 : Renforcement des capacités de planification et de gestion des urgences pour réagir rapidement aux épidémies.

Composante 3 : Développement des effectifs en santé publique.

Composante 4 : Renforcement des capacités institutionnelles, gestion de projet, coordination et plaidoyer.

  • Description du problème

Définie comme la science et activités relatives à la détection, l’évaluation, la compréhension et la prévention des effets indésirables et de tout autre problème lié à l’utilisation du médicament (OMS), la pharmacovigilance (PV) constitue donc la phase de suivi de l’innocuité du médicament depuis son développement jusqu’à son utilisation par le malade.

Dans les années à venir, de plus en plus de nouveaux médicaments seront produits y compris, sans s’y limiter, des médicaments et vaccins développés et destinés exclusivement aux pays africains où le fardeau des maladies demeure un problème de santé publique majeur.

Le profil sécuritaire des médicaments et vaccins connus ne peut être systématiquement généralisés aux pays en voie de développement, où l’incidence, le type et la sévérité des effets indésirables peuvent varier de manière significative du fait de l’influence de l’environnement et de la génétique spécifique à la région africaine

Or, il est connu que dans un système de santé caractérisé par les services médicaux peu développés, un système de contrôle et de réglementation du médicament généralement faible, des professionnels de santé insuffisants en quantité voire en qualité, une couverture sanitaire insuffisante et un budget limité, un usage irrationnel des médicaments est habituel avec comme entre autre conséquence une augmentation de la prévalence des effets indésirables. Ces effets peuvent être néfastes voire délétères et occasionner des dépenses énormes allant au-delà du coût réel de la pathologie ciblée.

Il est important de sensibiliser les professionnels de santé à la nécessité d’une surveillance étroite de la sécurité de ces produits, en particulier au tout début de leur mise sur le marché, afin de garantir une détection précoce de tout évènement indésirable rare et/ou grave non décelé au cours des essais cliniques.

 

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo au travers du Ministère de la santé publique Hygiène et Prévention a la charge de protéger ses populations contre les faux médicaments. Une de ses attributions est d’identifier tous les effets indésirables notoires en vue de réduire la morbidité et la mortalité liées à ces effets. Le Centre National de Pharmacovigilance a été créé à cet effet.

 

La gestion et la prise en charge des effets indésirables médicamenteux exigent l’implication de toutes les structures à tous les niveaux de la pyramide sanitaire nationale, à savoir les centres de santé, les centres de santé de référence, les hôpitaux généraux de référence et les hôpitaux universitaires.

Conformément à la règlementation en vigueur, tout fabriquant, doit assurer la notification et la surveillance des effets indésirables liés aux médicaments qu’il met sur le marché, afin de garantir la sécurité des patients.

Ainsi, en vue de renforcer les capacités des agents dans les structures de soins sur la pharmacovigilance, une série d’ateliers sera organisée par la Direction de la pharmacie et du Médicament en collaboration avec le Centre National de Pharmacovigilance, la commission de lutte contre la résistance aux antimicrobiens et le Programme d’Elargi de Vaccination au profit des agents de santé dans les provinces.

 

Objectif de l’activité

Objectif général

 

Contribuer à la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle en assurant l’opérationnalisation du système national de pharmacovigilance en République Démocratique du Congo.

 

Objectifs Spécifiques 

  • Renforcer les capacités des agents de santé sur le module de la pharmacovigilance ;
  • Rendre les acteurs capables de détecter un signal de sécurité ;
  • Rendre les acteurs capables de gérer une alerte et une crise ;
  • Rendre les acteurs capables de maitriser les aspects réglementaires de la Pharmacovigilance ;
  • Expliquer les médicaments de qualité inférieure ;
  • Renforcer les capacités des agents de santé à la notification des manifestations post-immunisation (MAPI) et outils ;
  • Expliquer les généralités sur les antimicrobiens ;
  • Expliquer la résistance aux antimicrobiens ;
  • Rendre capable les agents de santé de maitriser la surveillance de la résistance aux antimicrobiens par le système GLASS ;
  • Expliquer le Guide pour établir la surveillance en laboratoire de la résistance aux antimicrobiens.

Résultats attendus

Les résultats attendus à la fin de cette formation sont les suivants :

  • les capacités des agents de santé sur le module de la pharmacovigilance renforcées ;
  • les agents de santé sont rendus capables de détecter un signal de sécurité ;
  • les agents de santé sont rendus capables de gérer une alerte et une crise ;
  • les acteurs sont rendus capables de maitriser les aspects réglementaires de la Pharmacovigilance ;
  • les médicaments de qualité inférieure sont expliqués ;
  • les capacités des agents de santé à la notification des manifestations post-immunisation (MAPI) et outils  renforcées ;
  • les généralités sur les antimicrobiens expliquées ;
  • la résistance aux antimicrobiens expliquée ;
  • les agents de santé sont rendus capables de maitriser la surveillance de la résistance aux antimicrobiens par le système GLASS ;
  • le Guide pour établir la surveillance en laboratoire de la résistance aux antimicrobiens expliqué.

Calendrier de réalisation

Lieu de l’atelier

Cette activité va se dérouler pendant 10 jours dans les Provinces de Tshuapa, Nord Kivu, Equateur, Kwilu, Tshopo et Kasaï central. voici la fiche du résumé du Projet de renforcement des Systèmes Régionaux de surveillance des maladies (REDISSE IV)

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1 Commentaire
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Docteur pyrely
Docteur pyrely
3 années il y a

Merci pour les formations que vous dispensez d’une zone a une autre pour renforcer les compétences des agents de la santé . Comment bénéficier de vos formations ?

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